Changer le travail : les autres pistes

Nous attendons vos témoignages ! Dans le Grand Dossier Sciences Humaines « 20 pistes pour changer le travail », plusieurs pistes ont été lancées. Avec vous, nous allons les emprunter tour à tour afin de mieux les découvrir, les expérimenter et mettre en relief leurs promesses et les difficultés. Vous pouvez dès maintenant partager votre expérience, en lien avec les thématiques qui suivent mais aussi avec toutes celles qu'il vous semble pertinent d'aborder :

 

• Lâcher prise. Ce n’est pas abandonner la partie, c’est apprendre à se détendre pour éviter stress et agitation pathologiques. Revoir des objectifs plus réalistes en acceptant ce vieil adage : le mieux est l’ennemi du bien.

 

• Apprendre à faire face. L’autonomie est synonyme de plus de liberté et de créativité. Mais elle peut aussi conduire à se faire submerger si elle ne s’accompagne pas d’une discipline personnelle : mieux s’organiser, gérer son temps, savoir déléguer, savoir dire non.

 

• Les apports du coaching. L’essor du coaching répond aux besoins de nombreux dirigeant ou salariés de trouver de bonnes méthodes de travail personnel et d’être plus performant. Mais qui sont les coachs et que valent leurs conseils ?

 

• Maîtriser son temps et s’approprier son espace. Pour travailler et coopérer dans de bonnes conditions, il importe de savoir ménager des temps et des espaces de travail adaptés : sanctuariser des temps et des lieux à soi où l’on peut se déconnecter.

 

• Apprendre à se concentrer. La succession des réunions, rendez-vous, mails, imprévus, etc. pousse à la dispersion. Pour éviter l’éclatement et pouvoir se concentrer sur certaines activités, il faut acquérir des compétences individuelles et reconfigurer l’organisation.

 

• La qualité du travail, un objectif à négocier. La qualité du travail est à la fois une exigence des organisations et une attente des individus. La définition d’un travail « bien fait » peut faire l’objet de négociation dans le cadre du dialogue social.

 

• Améliorer les conditions de travail. L’amélioration du travail passe aussi par la mobilisation des acteurs (direction, délégués, syndicats) pour prévenir et agir : mesurer le climat social, fixer des réglementations, énoncer des chartes de bonnes pratiques, prévenir les « risques psychosociaux » et promouvoir la qualité de vie et le bien-être au travail.

 

• Grandeurs et limites de l’intelligence collective. Le partage d’expérience, l’apprentissage organisationnel, la communication généralisée, l’intelligence collective et les décisions collégiales ont fait des organisations des lieux où l’on parle, l’informe, débats, échange. Avec ses avantages et ses dérives qu’il importe de connaître et maîtriser.

 

 • Un management par les valeurs ? Depuis les années 1990, les entreprises ne se contentent pas de définir des objectifs mais affichent leurs valeurs — éthique, créativité, autonomie, passion, solidarité — promues à travers des chartes de bonnes conduites. Mais que valent vraiment ces valeurs ?

 

Gouverner par la confiance ? La confiance est un enjeu déterminant des relations commerciales et des relations de travail. Mais la confiance n’est pas un fluide magique : elle se construit au fil du temps et sous certaines conditions qu’il reste à décrypter.

 

Pour témoigner, cliquez ici !

 

 

Commentaires

Se battre ou lâcher prise....

Aline
Je me suis longtemps posée cette question...et je me la pose encore. J'ai travaillé treize ans dans une institution en collaboration étroite avec la direction. Nous n'avions de cesse que d'améliorer la qualité de la prise en charge de la clientèle. Cela primait sur le bien être du personnel. La directrice à soudain misé sur une autre personne que moi pour la seconder, une jeune femme arriviste et déterminée qui projetait de se faire une place de choix auprès de la directrice qui approchait de l'âge de la retraite. La directrice à "lâcher prise en sa faveur". J'ai subi alors un tel mobbing de ces deux personnes que j'ai fini par démissionner. J'ai essayé de dialoguer plusieurs mois avant de me résoudre à partir. Même en partant j'ai donné trois conditions à un retour tant je peinais à abandonner l'institution. Plusieurs mois après, j'ai reçu un courrier de la directrice commençant par" ton départ à déstabilisé l'équipe". Et en gros, rien ne va plus, reviens. La jeune personne en qui elle avait mis sa confiance était partie, une partie de personnel aussi et restaient les personnes qui ne pensaient pas pouvoir trouver un poste ailleurs.... Je commençais à peine à tourner la page et j'avais trouvé un autre emploi. La directrice ne voulait pas me faire d'excuse mais regrettait juste la situation. Pour moi, le mobbing avait été très déstabilisant et je l'ai vécu comme une trahison. Je n'ai plus confiance.

"le mieux est l'ennemi du bien" (Lâcher prise)

Elena

Voir le travail comme une posture existentielle et comme une philosophie de vie est indispensable pour l'individu et pour les acteurs (auteurs) sociax, par la suite. 

J'ai longtemps discuté à ce sujet avec la personne qui me suivait académiquement. Il s'avère pourtant une matière "sensible" dans tous les domaines malgré les outils innovants car, oui, effectivement, on s'inscrit dans une société qui pose ses règles dès l'Ecole. Commençant nos parcours de formation dans cette dernière, "l'état d'esprit" général est assez dérangeant parfois, et parfois même outrant. Pourtant, on essaye de prôner la diversité au sens des capacités, des compétences, des rythmes biologiques et on s'inspire d'autres cultures afin de pouvoir faire bouger les mentalités. Mais on reste dans des collectifs de "petites guerres" acharnées, secretes ou ouvertes et le discours de "Slow life" reste un concept à la mode du coaching. Et ceux qui y croient se retrouvent des fois au bout de la queue. Mais à qui la faute? A nous aussi, je le crois, oui!

Cette année, on était plusieurs à finir un Master de recherche avec l'ambition et la passion de continuer en thèse et plusieurs à  stopper temporairement les projets car nous avons eu peur  de parler de nos...peurs. La volonté y est, les idées- excellentes, l'organisation et même le dépassement de soi aussi. Mais faire un travail de qualité demande une démarche humanisée, certes, avec un relationnel plus développé, avec des aveux plus entiers et avec un positionnement plus ferme.

La bonne nouvelle est que lorsqu'on ose aborder les sujets "tabous", tout le monde en parle plus librement et on s'aperçoit qu'en fait, il suffit de demander: "Comment vivez-vous cela, comment avez-vous agit dans cette situation, comment voyez-vous la vie, le travail, quel est votre rapport à la connaissance, à la performance, à la pensée sociétale dominante,  etc". 

En gros, on revient à la mère de toutes les sciences. Et ça fait du bien:).

Donner du sens

Jérôme

Les difficultés liées au travail peuvent être de différentes nature selon les emplois et les personnes... Je souhaiterais en soulever une qui ne me semble pas être traitée par ces propositions : le manque de sens.

Pour changer la relation travail, il me semble qu'il est aussi important de donner du sens à ce que nous faisons: ne pas travailler uniquement pour gagner de l'argent mais aussi savoir à quoi, à qui va servir ce que nous faisons.

La qualité du travail

Cindy

Je ne conçois pas de travailler en baclant les choses ou en faisant le "minimum syndical". Pour moi, même si la tâche ne me plaît pas, il est essentiel qu'elle soit bien faite : c'est ma conscience professionnelle. J'estime que je suis payée pour bien faire mon travail et j'ai toujours mis un point d'honneur a être irréporchable sur le point... cependant, il est très décevant de constater que cela n'est pas toujours apprécié à sa juste valeur... du coup je m'interroge : qui a raison ? le salarié qui fait le "minimum syndical" ou moi, étant donné qu'on est payé pareil et que je ne reçois pas plus de reconnaissance ? Je ne changerais pas ma manière de travailler car c'est ce qui me caractérise mais c'est très frustrant...

Lâcher prise

Marie

Vaste sujet... si on est engagé dans son travail, lâcher prise est difficile car plus on s'investit et plus on a coeur que le projet aboutisse, que les choses soient bien faites, que le partenariat soit profitable, etc. Lâcher prise c'est donc accepter qu'il y a des impondérables, des intérêts supérieurs (parfois pas ou peu compréhensibles ou dénués de logique)... mais alors, comment accepter de travailler sur un dossier qui manque de cohérence ? Comment mettre en oeuvre une stratégie avec laquelle on est pas en phase ? Comment développer un projet auquel on ne croit pas ? Si on est motivé, engagé, c'est qu'on y mettre du sien, c'est qu'on met du "coeur à l'ouvrage" comme on dit, or si on le fait c'est très difficile de lâcher prise...

Apprendre à se concentrer

Cindy

Je ne sais pas s'il est possible d'apprendre à se concentrer... J'ai la chance de pouvoir me mettre assez facilement "dans ma bulle" et faire abstraction de l'environnement. Il faut surtout apprendre à se discipliner, s'organiser (to do list, planning), ne pas se laisser distraire par les mails qui arrivent dans la boite (ne pas être tenté d'aller voir "au cas où ça serait urgent"), oser dire "non, je suis occupée, on peut voir ça un autre jour ?". Les entreprises pourraients aussi prévoir un espace "silence" où le(s) salarié(s) qui a besoin peut aller s'isoler et travailler car désormais, les bureaux sont souvent partagés (voir en open space) ce qui peut perturber la concentration (et donc favoriser les erreurs). 

Bien-être au travail

Catherine

Il me semble que le mal être au travail se développe de plus en plus en corélation avec le fait que les individus sont considérés de plus en plus comme des "outils"de production qui doivent mettre de côté leur subjectivité humaine.

Cela entre en grande contradiction avec le fait que pour être performant on a besoin de faire preuve de créativité donc de qualité humaine, je pense qu'en voulant trop améliorer la productivité, cela est vrai dans tous les domaines me^me les plus sensibles comme dans la santé, on a mis de côté tout ce qui ne peut pas se mesurer comme la qualité de la relation pour un soignant en ne s'attachant plus qu'aux gestes techniques, ce qui amène à créer de la souffrance par déshumanisation et perte du sens du travail..

Le profit maître mot de tous les éfforts actuels aussi bien en politique que dans l'entreprise crée une négation des valeurs et donc de ce qui fait l'intérêt au travail.Cela va de paire avec la volonté de remplacer les individus par des machines mais pour quelle société ?

En fait,on nous impose un modèle masculin de technisité à outrance ou il faut vivre pour travailler et crééer du profit et non travailler pour vivre.

Même chose pour les réfugiés actuels, ils ne sont acceptés que comme pouvant potentiellement enrichir l'état qui les accueillera.Les autres peuvent bien crever!

L'argent n'est pas un facteur d'épanouissement

Samuelle

Travailler plus pour gagner plus... quelle erreur! Quel leurre! Le stress au travail ne peut conduire ni à l'épanouissement ni au bonheur! Gagner plus d'argent non plus!

Nous avons besoin de respirer, de trouver des lieux ressources pour se "couper" du monde professionnel. Il est regrettable de ne pas voir plus de personnes sur les sentiers. La nature, seul lieu de vie où l'énergie naturelle remplit. Consommer ne remplit pas mais pallie au manque de...

L'être humain de plus en plus pressurisé a besoin de temps pour souffler. Et ne serait-pas la solution pour permettre à tous d'accéder à l'emploi? Dominique Méda, professeure de sociologie à l'université Paris-IX réfléchit en ce sens.

Je travaille à mi-temps dans le secteur social, c'est suffisant. Ce travail, est très prenant émotionnellement. Pour compléter mon salaire, je donne en libéral (régime autoentrepreneur) des cours de langue dans un centre de formation continue. Je travaille donc au total 25h par semaine. Je gagne le Smic. J'ai un enfant, je suis séparée. Je suis heureuse, je gagne peu d'argent mais j'ai la chance de m'épanouir sur le plan professionnel même si je suis aussi sujette au stress, la peur de "passer à côté de".

Je prône donc l'idée de travailler moins pour donner la chance à tous d'entrer dans le monde du travail et de prendre le temps de se ressourcer, fondamental au bien-être de chacun.

 

l'énergie du coeur

sofi

Bonjour

J'interviens dans les institutions, entreprises et les lieux où prescription et travail réel collaborent efficacement, sont rares ou inexistants. La dualité est de plus en plus perceptible du fait des changements incessants du travail. Je travaille aussi sur des cellules d'écoute téléphonique, voir comment les personnes sont seules et souffrent.

Aussi j'en viens maintenant à parler au coeur des individus afin que les difficultées rencontrées, liées à des dysfonctionnements de l'organisation ne soient pas pris sur soi, pour soi.

Le travail prend trop à coeur, et quand il est en grande tension et non régulé, il fait mal. Aussi, se décoller et cesser cette ultra-identification à la tâche, au travail, au métier, peut faire gagner beaucoup de paix en soi. Et cela ne change pas le désir de faire de son mieux pour que le travail soit correct et que les situations délétres évoluent, au contraire, c'est là l'opportunité de faire place à un nouveau cours, une nouvelle manière d'exister.

En réalisant que je ne suis pas "victime" mais responsable, que j'ai à voir ma part personnelle, là où j'ai du pouvoir d'agir, et de faire ce qui est le plus bénéfique pour moi et pour le collectif voir pour l'ensemble du sytème. De prendre le cours qui vient et ne pas freiner sans cesse. Le travail change sans cesse. Ici est exigé le lâcher prise, s'en est finit le temps de l'habitude, de la routine. Ici c'est l'expérience du changement sans cesse en mouvement. Alors oui, on ne sera plus jamais comme avant. Peut être plus agile, plus souple, plus libre aussi ?

Cette réflexion est un grand changement dans ma façon de voir les choses. Les collectifs de travail sont cesse assomés, disloqués, le travail est haché, urgentisé. Alors pour prendre soin du travail, je dois prendre soin d'abord de moi, mon rapport à la tâche et ensuite aller voir les autres. Parce que j'aurai mis de l'empathie, de la réflexion, de l'action que je me porte bien et le travail aussi.

Et l'autre piste, engager la spiritualité au travail. C'est mon activité, remettre non le travail mais le coeur de l'homme au devant de la scène.

 

bien étre bien faire

Vincent Siraut

Bonsoir  de formation intiale Infimier Anesthésiste et depuis maintenant  dix ans duite à lobtenetion d'un Master  2 en management à Bordeaux 2 .

Je Suis à la fois soignant et consultant R.H. Je suis passionné par le monde du travail et  le management,  j'anime des formations sur le burn out , le tutorat, la bienveillance institutionelle, le developpement personnel ...

Nous avons fait une enquéte dans le centre de lutte contre le cnacer dans lequel je travaille sur le théme "bien étre bien faire" en proposant le questionnaire de Karasek  dans le service (Réa et Bloc opératoire). 

Mes influences Edgard Morin, Yves Clot ,Vincent de Gaulejac; Levinas , Paul Ricoeur,MF Hyrigoyen,Mintzberg ...

J'aimerais pouvoir partager mes impréssions sur le travail comment améliorer les relations professionnelles  certains mode de management . Est ce possible avce votre support ?

Bien cordialement  

L'évitement et la pratique addictive

Contance

Je poste mon commentaire pour apporter un témoignage sur les conséquences de la stratégie de l'évitement dans le travail.

Depuis le mois de septembre 2013, je souffre de crises compulsives alimentaires. Mon problème est simple à exprimer et courant au dire des témoignages que je lis sur le Net.  Mais il est difficile à résoudre pour une personne non initiée en psychanalyse.Lors de la lecture récente d'un livre d'Yrvin Yalom, j'ai compris que mon obsession compulsive n'était qu'un leurre pour m'éviter d'avoir à affronter mes angoisses et mes peurs. Il ne me restait plus qu'à trouver leur origine et d'y faire face.En septembre 2013, j'ai changé de poste dans mon entreprise. Je me rends compte à présent que je travaille dans un environnement très conflictuel. Depuis plus de deux ans, je fais tout pour ignorer ces conflits quotidiens et leurs impacts sur ma santé et ma vie personnelle. J'ai appliqué comme vous le dites dans votre article sur le stress : une stratégie de d'évitement. Votre dossier et le livre d'Yrvin Yalom m'ont permis de comprendre mon mal-être.La stratégie du lâcher prise et sûrement la réponse à mon problème mais elle est difficile à appliquer par une contrôlante comme moi. 

Montrer l'exemple

Travailleuse

Pas facile tous les jours de montrer l'exemple? Ne vous en veuillez pas si vous n'y arrivez pas toujours, mais faites le lorsque vous le pouvez. 

Le plus souvent la démotivation vient du fait qu'on valorise à égalité un collègue feignant et un collègue travailleur. Quel interêt de travailler consciencieusement? Cherchez cet interêt d'abord pour vous-même au lieu de penser à une justice collective et absolue, il s'agit de la satisfaction personnelle! Vous serez satisfait de vous, parce que vous pourrez vous dire "j'ai fais ma part", et ne culpabiliserez pas si les choses ne se passent pas bien ensuite. Et si par chance des gens se mettaient à vous immiter, on constaterait vite, par déduction, à qui la faute de ce travail pas fait/mal fait. 

Il y aura toujours des gens pour vous dire que vous êtes un chien chien de la société, ou bien pour chercher à vous plomber le moral d'une manière ou d'une autre, il faut savoir que ces gens se sentent médiocre de n'avoir jamais pris la décision d'agir sans attendre que quelqu'un d'autre le fasse le premier... Jaloux que vous montriez l'exemple et pas lui... (bon celà va sans dire, ne confondez pas être consciencieux et devenir le schtroumpf à lunettes, qui applique bêtement tout ce que dis le grand schtroumpf, vous êtes un salarié intelligent et volontaire, pas un mouton de panurge).

Et également une bonne dose de foi, ce comportement est bon à adopter en société, vous serez le moteur du groupe, donc ne doutez pas une seconde, même si parfois vous vous trompez, même si vous savez que vous n'êtes pas meilleur que les autres sur un plan humain, vous aurez au moins le mérite d'essayer d'améliorer les choses, et vous n'aurez pas de regrets. 

Je rejoins également beaucoup de personnes sur le fait d'apprendre à dire non, mais attention! Seulement aux collègues qui essaient de vous refiler le travail qui pourrait être fait par n'importe lequel d'entre vous de façon indifférenciée. 

S'il s'agit d'un supérieur hiérarchique, vous risquez de vous mettre en défaut. Acceptez la tâche même si vous trouvez ça illogique, pas le moment, trop long, et prenez votre temps selon vos capacités, ne faites pas exprès de traîner mais ne cherchez pas à être un héros non plus. Faites simplement ce que vous pouvez (il faut apprendre à se connaître un peu, ses propres limites surtout). Si le travail n'est pas finit au bout de vos sept heures, tant pis, vous avez fait ce qu'on vous a demandé, le chef aurait dû prévoir qu'un seul être humain ne pouvait pas faire tant de travail seul. Si on vous fait une remarque précisez avec honnêteté que vous avez fait le travail sans partir flâner une seule seconde, que vous avez été à un rythme correct, et que vu la charge vous auriez apprécié de l'aide, et suggérez le pour la prochaine fois.

Avant je voulais toujours remplir ma fonction, mais puisque nous ne sommes que des numéros, rémunérés par d'autres numéros, je ne vois pas pourquoi nous devrions prendre à coeur nos tâches comme si elles étaient parties intégrantes de nous, ces tâches sont des nécessité à un système auquel nous n'avons rien demandé, nous devons bien les accomplir pour pouvoir vivre, mais rien ne nous oblige non plus à ne vivre que pour ça.

 

Ne croyez pas les chefs qui vous disent que si vous ne faites pas ceci ou cela le bureau, le rayon, le magasin, etc va se casser la figure, ils savent vous prendre par les sentiments! Au pire rétorquez que si le magasin se casse la figure, c'est lui qui sera responsable avant vous, vu son grade. Ou ne lui dites pas, ça risque de mal passer mais sachez le. 

Il ne s'agit pas de révolutionner le monde dans lequel on vit, c'est impossible tout seul, mais d'apprendre à se protéger de la pression injustement répartie en cascade, le directeur hurle sur l'adjoint, qui hurle sur les managers, qui hurlent sur les salariés, qui se hurlent dessus entre eux... Ne hurlez pas, mais agissez sans tenir compte des hurlements. 

Il m'a fallu 3 ans de boulot dans un supermarché, j'ai 23 ans aujourd'hui et à cause de cette cascade je me suis déjà bousillé une fois les cervicales (mouvement répétitif, le travail aurait du être divisé par 3 mais vive les collègues qui fuient le travail...), je me suis fait tomber des choses très lourdes dessus à force de vouloir aller vite, toujours plus vite... miraculeux, j'ai failli finir en fauteuil roulant mais mon cerveau à fait de nouvelles connexions, je l'ai échappé belle, mais après cet évènement ça m'a fait réfléchir, je vais finir comment, je serais dans quel état à la retraite, si je ne change pas de boulot? Changer ou non, mais si on reste il faut apprendre à se protéger! 

Travaillez bien ;) 

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